« On roulait lentement. Des cyprès tanguaient comme de grandes fleurs noires. Des maisons dormaient dans le sous-bois, leur pas de porte faiblement illuminé par des loupiotes... »
« Naples est en plein essor, certifia Cameron. Travel Channel a élu notre plage la plus belle d'Amérique. Steven Spielberg y a même acheté une maison. »
« Le camping ne comportait que de vieux modèles de caravanes rouillées, aux carrosseries sales dévorées par les plantes grimpantes. L'ensemble faisait penser à un cimetière de bombardiers écrasés dans la jungle... »
« L'endroit était situé en plein cœur du quartier huppé de Port Royal. Si vous aviez la chance d'y posséder une maison, vos voisins pouvaient être d'anciennes stars de cinéma, des chefs d'entreprise à la retraite ou des écrivains célèbres »
« Connie gara sa voiture sur un parking en terre, devant un petit établissement aux portes et aux fenêtres de couleur verte. Tout semblait abandonné... »
« - Pourquoi toutes ces maisons sont-elles construites sur pilotis ?
- Les crues sont fréquentes. En cas de montée des eaux, les alligators se baladent dans les rues... »
« Elle ne m'avait même pas vu, tant elle était concentrée sur sa canne à pêche, guettant le bouchon flottant à la surface des vagues comme si c'était la chose la plus importante au monde... »
« Le chemin de terre conduisait à une clairière où s'entassaient une demi-douzaine de pavillons miteux. La voûte végétale se referma sur nous, le ciel s'obscurcit et une puissante odeur de feuilles mortes envahit l'atmosphère... »
« Je retirai mes chaussures et m'avançai pieds nus sur la jetée. Le centre-ville se trouvait à plus d'un kilomètre, mais le véritable cœur de Naples battait sous ce ponton... »
« La maison était isolée de tout. Kosh ferma les yeux. Il pouvait sentir l'odeur de l'iode, et l'autre, plus âcre, de la mangrove et des cadavres d'animaux habitués à pourrir dedans... »
« Les buildings des grandes banques de Dowtown Miami se dressaient face à la baie. Pas de plage ici : d'énormes rochers servaient de rempart contre la mer... »